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Le Web au Québec est en retard

Vincent Poirier Web Commentaire

Le Québec est en retard au niveau de la culture Web ainsi que ses tech­no­lo­gies, et cela depuis long­temps. Nous avons assis­té plus de 100 com­pa­gnies qué­bé­coises à se joindre à l’ère numé­rique à tra­vers nos pro­jets de concep­tion Web et avons ana­ly­sé les divers fac­teurs qui rendent les entre­pre­neurs réti­cents au chan­ge­ment tech­no­lo­gique.

Notre manque d’éducation sur la réa­li­té Web

La majo­ri­té des inter­nautes savent que le Web permet d’accéder à Face­book et nos cour­riels. L’entrepreneur moyen en sait géné­ra­le­ment autant, mais peu de ces gens qui repré­sentent le futur entier de nos indus­tries qué­bé­coises, connaissent l’impact posi­tif que le Web aurait sur leurs objec­tifs dès leur lan­ce­ment en affaires.

Par exemple, un site Web avec du réfé­ren­ce­ment Web bien fait et un héber­ge­ment Web spé­cia­li­sé aug­mente radi­ca­le­ment la visi­bi­li­té de son pro­prié­taire. Une meilleure visi­bi­li­té garan­tit une plus grande portée, une répu­ta­tion accrue et inévi­ta­ble­ment des ventes sup­plé­men­taires.

De plus, il y a des gens qui croient encore qu’avoir ses don­nées sur des solu­tions info­nua­giques est gra­ve­ment risqué. C’est une fausse rumeur! Garder ses don­nées sur son ordi­na­teur phy­sique ouvre la porte à des vul­né­ra­bi­li­tés qui n’existent pas sur des ins­tal­la­tions vir­tua­li­sées.

Notre fierté de la langue fran­çaise

La fierté est cou­ram­ment défi­nie comme le “juste milieu” entre la honte et l’orgueil. Mal­heu­reu­se­ment, la nôtre est sou­vent injus­ti­fiée et illu­soire. Nous sur­pre­nons à l’occasion des gens qui ne savent pas quoi répondre lorsque nous leur deman­dons pour­quoi ils sont fiers d’être qué­bé­cois ou de parler fran­çais… « Parce que le Québec c’est hot! »

Nous devrions pous­ser vers un Québec bilingue afin d’avoir une culture et éco­no­mie plus acces­sible. Pour­quoi se limi­ter à une langue par prin­cipe cultu­rel lorsqu’un outil tel que l’anglais est si indis­pen­sable? Il ne faut pas oublier que le Web est un outil à l’échelle pla­né­taire et que ce der­nier est 53.6% anglo­phone.

Il est vrai qu’apprendre un lan­gage n’est pas facile après un cer­tain âge. Par contre, si on place notre orgueil de côté et qu’on s’y met, il suffit de boire un bon thé et de lire sur le sujet au lieu de regar­der Les Feux de l’amour.

Fierté est le nom qu’on donne à la vanité quand on la déguise.Robert Saba­tier

Les ciné­mas locaux com­mencent à dif­fu­ser les ver­sions ori­gi­nales des films popu­laires pour les mêmes rai­sons que beau­coup de qué­bé­cois regardent des séries télé­vi­sées tel que Game of Thrones ou Brea­king Bad en anglais. La ver­sion ori­gi­nale est (presque) tou­jours de qua­li­té supé­rieure (à l’exception du Roi Lion, bien sûr).

Un phé­no­mène simi­laire s’applique au Web. L’anglais, étant beau­coup plus acces­sible que la majo­ri­té des langues popu­laires, inter­na­tio­na­lise les outils dis­po­nibles sur le Web. Par exemple, la pro­gram­ma­tion de Word­Press est entiè­re­ment en anglais, per­met­tant ainsi d’en faire la dis­tri­bu­tion mon­dia­le­ment et gra­tui­te­ment.

Notre men­ta­li­té locale

Cette men­ta­li­té de pro­mou­voir l’achat local est entiè­re­ment jus­ti­fiée et rai­son­nable. Cela aide au déve­lop­pe­ment éco­no­mique de nos régions. Le pro­blème réside dans l’exagération de cette phi­lo­so­phie com­mu­ni­quée à tra­vers les médias. Au lieu d’améliorer nos tech­no­lo­gies et nos pro­duits, on passe notre temps à se plaindre de nos voi­sins anglo­phones.

Ache­ter chez Wal-Mart est une chose, mais si vous saviez l’argent que vous avez donné à Google par la simple uti­li­sa­tion de leur outil, vous seriez sur­pris. Une simple recherche leur donne des sous à tra­vers les diverses publi­ci­tés. Devrions-nous faire un moteur de recherche qué­bé­cois afin de pro­mou­voir l’achat local? En d’autres mots, devrions-nous réin­ven­ter des tech­no­lo­gies exis­tantes?

Bref, il ne faut pas se limi­ter à notre marché local! Pro­fi­tez des tech­no­lo­gies à l’étranger si elles sont meilleures que les nôtres, ins­pi­rez-vous de ces der­nières et construi­sez des tech­no­lo­gies qué­bé­coises grâce à vos nou­velles connais­sances. C’est ce que Magik Web fera pour pro­pul­ser notre pro­vince vers l’ère numé­rique.

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